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Dernière mise à jour : 6 févr.

Parmi les gens que je connais, beaucoup passent des journées difficiles, se battent au quotidien pour pouvoir atteindre un jour la situation dont ils rêvent. Ce qu’ils ont en tête, c’est : "si je fais bien mon travail, et quand j'aurais assuré ma situation financière, alors je pourrais profiter, faire ce que je veux, laisser libre cours à ma passion pour telle activité"

Je comprends, mais pourquoi ne pas raccourcir les choses en trouvant (en se créant, en fait) un travail directement dans un domaine qui nous passionne ? Ne serait-ce pas une solution pour mener une vie heureuse, plus équilibrée ? Quitte à, j’en conviens, gagner moins d’argent.

J'aime beaucoup cette citation attribuée à Confucius :

"Choisis un travail que tu aimes et tu n'auras plus jamais à travailler un seul jour de ta vie."

C’est même ma nouvelle devise !

Bien sûr, pour faire ça, il faut d'abord bien se connaître, avoir identifié ses aspirations profondes, comme on dit 😉 Et vous cher lecteur, êtes-vous au clair sur vos aspirations profondes ? Ce n'est pas si facile, car justement on n'a pas forcément le réflexe de s’écouter au fil du temps, de prendre le temps de l'introspection... Et je dirais même qu'on aurait tendance à se laisser porter et à laisser la société qui nous entoure définir une fois pour toutes ce qu’on va faire dans la vie !

Si, comme moi, tout ceci vous parle, vous fait réagir ; alors c’est avec grand plaisir que je vous partage aujourd’hui ma propre démarche à titre d’exemple - peut-être que cela vous aiguillera dans votre quête personnelle 🙂 

=> Parmi les choses qui me passionnent et m'inspirent, il y a :

  • la relation entre un chat et 'ses' humains : le lien magique qui peut s’établir ou pas, et à quoi tient cette relation, et comment elle évolue...

  • la communication entre des espèces différentes, qui n'ont pas le même langage : comment franchir cette barrière ?

  • et l'apprentissage tout au long de la vie, le merveilleux processus qui fait qu'un individu (humain ou félin par exemple ;-)) peut toujours progresser.

Alors vous me voyez venir, non ? J’en suis venue à me reconvertir pour garder et promener des animaux de compagnie. S’occuper d’animaux de compagnie d’autres personnes que soi, concrètement c’est :

  • découvrir des chats et chiens différents et de toutes sortes, et créer un lien avec eux

  • les occuper, les accompagner un certain moment dans leur vie : enrichir ces moments ensemble avec des activités dans leur foyer voire au-dehors, les intéresser, les solliciter physiquement et mentalement, peut-être même leur faire découvrir de nouveaux et beaux endroits, bref offrir des interactions de luxe et un super exutoire pour leur énergie !

  • aider aussi à ce que nos petits compagnons aient des repères, des bases d’éducation, quelques talents pour épater la galerie et surtout de bons réflexes pour qu’ils soient sereins et épanouis, pour que tout se passe bien au sein de leur famille.

C’est ainsi que j’ai trouvé un moyen de me sentir utile et en accord avec moi-même : avec mon nouveau métier, je contribue, à ma petite échelle, au bien-être de nos petits compagnons et de leurs humains. Je m’appuie en particulier sur des activités d'apprentissage faisables par les chats accompagnés par leurs humains, merveilleuse façon de renforcer la communication entre tous les membres de la famille :-))))

Et vous, qu’est-ce qui vous dirait ?

Si vous commenciez par lister tout ce qui vous passionne et vous inspire ? Peut-être que de là surgiront des idées !!!

 
 
 
  • paulinelepetitplus
  • 10 janv.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 févr.

Vous savez quoi ? Je réalise que le fait d'avoir eu d'abord une première partie de carrière 'classique' en tant que salariée, m'a PRÉPARÉE à passer à autre chose... Ces 20 années m'ont donné tout plein d'outils, de savoir-faire, de repères etc., et elles m'ont même, au bout d'un moment, impulsé l'envie de changer, aussi 😉 => Voici donc un moment de vérité pour moi :

Ma conversion de l'édition scolaire vers le pet-sitting, c'est un passage à la suite naturel, en somme !

Alors que moi, je me disais au départ que je prenais un virage insolite, que ce serait une vraie rupture... C'est presque l'inverse ! Je vois ça maintenant comme une continuité, et même une progression quasiment logique. Voyons voir :

  • J'ai participé à construire des choses dans les entreprises où j'étais, j'ai appris, j'ai bâti ma façon de travailler,

  • et j'ai touché du doigt certaines limites, et j'ai subi,

  • bref j'ai identifié ce à quoi je tiens, ce qui me paraît pertinent, ce qui me parle, ce que je trouve efficace, ou pas... "A quoi elle va servir, cette réunion ??" (... 2 heures plus tard) "Bon ben voilà, c'est bien ce que je me disais, cette réunion n'a rien donné, passons vite à faire autre chose, pour rattraper le temps perdu..."

  • Et maintenant j'ai un formidable terrain de jeu pour mettre mes convictions à l'épreuve, pour éprouver en vrai mes théories.(Et cela, sans aucune réunion, merveille ! 😜)

Je me retrouve donc propulsée pet-sitteuse indépendante - rappelons-le, bien équipée grâce aux précédentes décennies -, mais en train de tâtonner un peu au démarrage, forcément.

C'est une façon géniale d'en apprendre encore plus sur soi, et sur tout. Car mine de rien, c'est quand il y a quelques imprévus/obstacles qu'on apprend et qu'on progresse le plus !

Alors que l'année précédente je me sentais tourner en boucle au boulot, chaque moment coûtait un effort, je faisais le dos rond en mode 'survie' ; maintenant chaque jour l'horizon s'élargit et m'apporte son lot de découvertes, d'initiatives et de choix à faire par moi-même, et je mesure littéralement combien j'avance à grands pas sur ma trajectoire personnelle... Un régal !!


Quand on est salarié, on est un peu infantilisé. Ce mot est un peu fort mais vous voyez l'idée : on a des consignes, s'il y a un problème un responsable peut intervenir... Ce côté 'chacun à son poste dans sa case' nous protège, nous met en retrait de ce qui peut affecter réellement l'entreprise, à l'extérieur de l'entreprise, dans le vrai monde quoi. Quand la tâche qui nous est demandée paraît insurmontable ou sans aucun sens, pour se rassurer on a toujours cette arrière-pensée : "de toute façon, je fais au mieux et puis voilà, ça ne va pas changer la face du monde, ce que je fais à mon niveau". Eh bien j'ai envie de dire ceci :

Une entreprise individuelle c'est, au contraire, se prendre pour un grand, et c'est retrouver le chasseur paléolithique qui est en nous :-)))

Autrement dit : pas de gibier ramené = pas de repas ce soir, tout simplement...

Et je ne parle pas seulement de l'aspect financier, mais de tout, c'est à 360 degrés : avoir fait (ou pas) ce qu'il était important de faire aujourd'hui, avoir mis au point (ou pas encore) une technique géniale qui nous fera gagner du temps par la suite, avoir trouvé (ou pas) le ton juste pour convaincre une personne de recommander sa structure, avoir réussi (ou pas) à satisfaire un client...

Alors je ne vous dis pas à quel point ma motivation est devenue aujourd'hui toute naturelle : pour poursuivre mon image préhistorique de tout à l'heure, c'est à celui/celle qui sera le plus malin que reviendra le bonheur de gérer sa tribu sans rien demander à personne... C'est à celle qui aura été la mieux inspirée, la plus persévérante, la plus efficace, la plus convaincante, que le monde sourira.

Ces lauriers, ça fait envie de les cueillir, hein ?

 
 
 
  • paulinelepetitplus
  • 2 janv.
  • 3 min de lecture


Le Penseur
Le Penseur

Depuis que j'ai décidé de devenir pet-sitter, forcément, j'en parle. À des collègues bien sûr, en réponse à leurs "mais tu vas faire quoi, pendant ton année sabbatique ???". À la famille : "au fait Maman, je vais faire une pause au boulot pour essayer autre chose, tu ne devineras pas forcément l'idée que j'ai eue, alors voilà ce que je vais faire..."

Et là, après la réalisation "oh, tu vas vraiment garder des chiens et des chats ?", je reçois plein de réactions intéressantes qu'on pourrait classer comme ça :

Les "aaah mais c'est génial !"
  • Cas 1, les rêveurs impossibles : "j'aimerais beaucoup faire ça moi aussi, tu me fais rêver, j'aimerais tellement travailler avec les animaux/me lancer en freelance dans la photo/vivre de mes tableaux (etc.) mais malheureusement... je ne peux pas". Une et même plusieurs contraintes qui bloquent, l'argent, la famille à charge... La personne ne peut pas réaliser ses rêves, il lui faut continuer mois après mois au même boulot qu'elle n'aime pas mais auquel elle ne peut pas échapper. À la fois triste, et rageant parce qu'en fait la vie est faite de choix, je ne veux pas croire qu'on ne puisse être qu'un fétu de paille emporté par le courant contre son gré...

  • Cas 2, les matérialistes 'réalistes' fans de la Sécu et du CSE de leur entreprise : "je suis trop contente pour toi, c'est un truc de ouf quelle aventure, MAIS comment vas-tu faire pour gagner assez d'argent ? Et tu n'auras plus de mutuelle ?? Et tes trimestres pour cotiser à la retraite ? Et ça va être dur non, de revenir au boulot après, si jamais ton projet n'aboutit pas ? Pourquoi partir dans ces conditions hein ?" C'est chouette de voir des gens prudents, conscients de l'avenir - la seule différence avec moi, c'est mon côté aventurière prête à fonder sa propre caisse de retraite haha. Mes avantages sociaux : la liberté !!

  • Cas 3, les pragmatiques qui se projettent immédiatement : "tu habites où déjà ? Parce que si tu n'es pas très loin, je cherche toujours quelqu'un pour chouchouter mon chien/s'occuper de mon chat quand je pars en week-end, alors laisse-moi de suite tes coordonnées pro !!" Alors là je ne peux qu'apprécier, forcément, dans ma position :-))

  • Cas 4, les entrepreneurs/artisans/freelances qui sont passés par là, ou par quelque chose de proche : "ça fait sens que tu fasses ce choix, tu vas voir ça vaut le coup, il faut persévérer, les gens peuvent avoir du mal à comprendre mais dans un moment ils s'habitueront tu verras !" J'ai trouvé mes mentors ♥ ♥


Les "euh ah bon c'est bizarre" (beaucoup plus rares que les enthousiastes, néanmoins !!)
  • Cas 1, le fameux écart de génération : "nous on a travaillé toute notre vie, tout le monde doit travailler, parce que c'est comme ça ; et là ça ce n'est pas un métier, pas un métier sérieux en tout cas, ça n'existait pas quand j'étais jeune !" Ah là là c'est vrai que le monde change : 700 000 micro-entreprises créées entre fin 2023 et fin 2024... Les gens devenus de véritables 'parents' pour leurs animaux de compagnie, chouchoutés comme des rois, placés au coeur des préoccupations... Pas évident de suivre tout ce qui se passe et de rester à la pointe de la tendance 😉

  • Cas 2, le truc qui ne fait pas raccord sur le CV : "mais tu es ingénieur, tu as 20 ans d'expérience, ça fait bizarre pour ta carrière quand même..." Il arrive de croire qu'être un individu parmi tant d'autres dans une grosse société privée est la panacée et permet d'exercer son intelligence et ses savoir-faire - et de briller en société, en prime. On peut aussi penser qu'être un individu tout seul aux commandes de sa modeste activité de travail manuel ou artisanal ne requiert aucune compétence sérieuse, ne développe pas divers talents, ne permet pas d'exprimer son potentiel ni de s'épanouir professionnellement. Et ça, ça, quand j'y pense, c'est exactement ça (enfin le contraire de ça, vous me suivez, hein) que je tiens à montrer, à prouver en le faisant ! Si je réussis ça, alors j'aurais tout gagné dans ma carrière.


PS : bien sûr, toute ressemblance avec des personnes réelles est purement fortuite. Ce sont juste diverses réactions que je dessine à grands traits parce qu'elles se dégagent clairement, se retrouvent, se recoupent au fil des réactions de mes connaissances, et j'ai trouvé ça frappant de les résumer ainsi.

 
 
 
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